Pédaler aujourd’hui est extrêmement facile et agréable. Malgré les litres bus au delà de 4000m, on avait toujours la sensation de gorge sèche, les lèvres gercées, et de vite se retrouver à bout de souffle.
Retrouver les arbres et la sensation d’être dans un milieu plus propice à la vie aide aussi, au moins mentalement, à apprécier la journée. On reste à des altitudes similaires toute la journée, autour des 3200m.
25.09.2023 Sissi : courte étape de 6 kilomètres aujourd’hui. Notre but était de dépasser une intersection qui mène à ville de Manali, afin de pouvoir faire du stop avec nos vélos et d’éviter de grimper un haut col face au vent, pour entrer directement au cœur de la vallée de spiti. Le faible traffic aura très vite douché nos espoirs.
Au meme moment, la selle de Ollie rend l’âme.
On décide finalement de laisser nos vélos à cette intersection, et faire du stop pour passer notre journée à Manali. Nous avions reçus des échos mitigés de cette ville, c’est pourquoi on n’avait pas prévu d’y passer. Ce sera finalement une journée agréable. On retrouve les bars à jus qui nous avaient quittés a New Delhi, les ruelles y sont plus sympathiques car piétonnes et moins denses, et ce qu’on trouve au restaurant et également varié et délicieux.
Dans la soirée, nous nous rendons au temple hindou Hadimba Devi (https://en.m.wikipedia.org/wiki/Hidimba_Devi_Temple).
10 heures de trajets étaient prévus assis dans le bus. Par manque de chance, celui-ci était aujourd’hui remplit, et nous avons dû nous assoir entre les allées de chaises pendant que le bus rebondissait sur des pistes de 4x4 poussiéreuses.
Le trajet aura pris deux heures de plus car notre bus tombe en panne au bout de 16 kilomètres.
Des étudiants nous proposeront tout au long du trajet des chips.
Un mariage se prépare en ville, et l’on voit de nombreuses immenses marmites en train de cuire au feu de bois à l’extérieur.
En déambulant, je tombe également sur des fabricants de bijoux, leur atelier est embaumé d’une bonne odeur de rose.
La nuit tombée, le monastère de la ville est malheureusement fermé. Il faudra se contenter d’admirer l’extérieur.
28.09.2023 Tabo : début de journée en descente, continuant à longer la rivière spiti. Arrivés à Sumdo des militaires nous demandent un permis dont on n’a jamais entendu parler pour aller plus loin, a priori à cause de la proximité avec la Chine. Celui-ci n’est faisable qu’à une ville 60km derrière nous. Après quelques discussions, un coup de fil de leur part, on peut finalement traverser le contrôle, ils nous demandent simplement de nous excuser au prochain poste de contrôle.
On mangera un peu plus loin, à Chango. Le dhaba (nom donné aux restaurants peu chers) nous sert un thali et ne cesse de nous resservir en chapati, à tel point que l’on a perdu le compte du nombre de pains que nous avons engloutis. S’en suit une montée de 900m de dénivelé jusqu’au Col Nako, a 3800m. On y trouve un bâtiment hindou sur la descente.
Nous voulions camper ce soir, ce qui était compliqué en restant sur la route principale, et la quitter impliquer démonter des dénivelés importants. On trouve finalement un dortoir sur le chemin. Après une séance d’étirements, notre chef Ollie nous régale.
Pour la première fois depuis un mois en dessous de 2000m (1850 exactement), on retrouve des températures plus douces.
01.10.2023 Rampur : Nuit difficile, des personnes essayant de rentrer dans la chambre, d’autres qui jouent avec les sonnettes de nos vélos dans le couloir et globalement le bruit de la circulation, on retrouve une Inde différente du Ladakh et de la vallée de spiti. On est également confrontés aux punaises de lit et aux moustiques, sous de fortes chaleurs.
Consolation du matin, on déjeune dans un jardin, avec des singes nous démontrant leur agilité
Dans l’idée d’arriver à la bonne saison au Népal, on roule ce matin 8 kilomètres afin de prendre un bus qui monte le col d’une route secondaire. Celui-ci met 3 heures pour faire 50 kilomètres, du à la route en mauvais état et étroite.
La descente du col en vélo est agréable et, dans les parties en forêt, on pourrait se croire autour de Grenoble avec les nombreux pins.
02.10.2023 Rohru : presents a 5h du matin a la station de bus, on constate finalement que celui que l’on souhaitait prendre n’est pas équipé de porte bagages au toit.
Au même moment l’un d’entre nous se rend compte qu’il avait laissé un sac dans la rue avec portefeuille et passeports la veille. Un commerçant bienveillant l’a récupéré pour éviter qu’il se fasse voler.