On pédale ici sur un faux plat montant, tantôt sur l’herbe, tantôt sur de la terre compactée. La pluie arrivant nous incite à ne pas y prendre de pause.

Commence ensuite la descente, dans un premier temps assez technique, longeant une rivière.

A peu près lorsqu’on retrouve l’asphalte, la végétation change encore pour devenir alpin, et on croise des sapins, loin de l’image que l’on peut se faire du Kazakhstan.

Cet endroit me plaît je décide d’y poser la tente, à 15 heures de l’après midi, Irenee continue quand à lui la route vers Almaty, ayant davantage de contraintes de temps.

20.08.2023 : Arrivé hier à Almaty (fr.m.wikipedia.org/wiki/Almaty), ancienne capitale et plus grande ville du Kazakhstan.
Une fois sorti de la route de montagne, le traffic est dense, sur une route étroite.
Je finis donc la route en stop.

Malgré d’énormes boulevards routiers, la ville compte pas mal de pistes cyclables et de végétation, l’expérience à vélo y est meilleure que je craignais. Je récupère également une paire de pneus marathon a peine utilisés, et le décathlon de la ville permet de remplacer certains vêtements qui commençaient à tomber en lambeaux et pièces de vélo.
Je vais rester ici environ une semaine avant d’aller à shymkent, et voler pour l’Inde.

Ce n’est pas le pire endroit pour attendre : la ville comporte des randonnées facilement accessibles, est un point de passage pour cyclistes et est vivante de jour comme de nuit.

21.08.2023 Almaty : le matin, nous prenons avec Sebastien le bus pour aller à Medeu, d’où partent plusieurs randonnées. On en choisit une qui nous fait passer par un chemin de crête, passant par le pic simbulaq, à 3450m, avec vue sur des sommets culminants au dessus des 4500m.

La montée ne pose pas trop de problèmes, le sentier est propre et bien balisé, et nous sommes seuls à y randonnée. La descente se fait en revanche sur une
piste de ski sans neige, et avec à la place un terrain très glissant. En bas, on arrive à Symbylak, aménagé comme une station balnéaire, et nous avons le sentiment de se trouver face au Courchevel du Kazakhstan.

22.08.2023 Almaty : Le matin, nous faisons le tour des magasins de vélos avec Irenée, à la recherche d’un carton pour voler. Son voyage continue au Pakistan, on espère se croiser au Népal.
L’après midi, session d’escalade en salle de bloc.

23.08.2023 Almaty : depart pour une randonnée, à la sortie de l’auberge je rencontre Florian, suisse qui a aussi envie d’aller marcher.

On passera sur un sentier plus vert et moins sec qu’il y a deux jours, mais moins haut et panoramique, passant par le pic kymbel à 3160m.

Le soir, on partage une dernière bière avec Florian et Christof, rencontré au Kirghizstan, avant son départ demain. Les chemins des voyageurs rencontrés jusqu’ici vont se séparer dans des direction très différentes.
C’est une étrange sensation à vivre, il y a déjà un peu de nostalgie la dedans, je sens que la page de l’Asie centrale se tourne.

26.08.2023 Almaty :
Départ de la ville le soir en bus, direction Shymkent.
Avant ça le vélo a été emballé la veille, afin de pouvoir voler dans deux jours.
Je dépose le vélo et les sacoches le matin dans le bus, et attend que la journée s’écoule sur une plage, à côté. J’y croiserai des flics véreux qui tenteront de m’extorquer après avoir prétexté un contrôle pour voir si je n’avais pas d’armes.

Le soir, de retour à la gare, je croise deux cyclistes chinois puis monte dans le bus, équipé de couchettes. Celles-ci sont moins longues que ce que l’on peut trouver dans les trains, mais ça reste plus confortable qu’un siège.

28.08.2023 Shymkent : Décollage le matin. On survole des montagnes de plusieurs pays, en particulier le Pakistan et le Tadjikistan.

Arrivé à New Delhi, je découvre une société complètement différente. Le parcours en taxi jusque l’hostel me convainc de ne pas utiliser le vélo ici : voitures, tuktuk et scooters se faufilent tels des ninjas et se frôlent en permanence de quelques centimètres. Le klaxon est utilisé comme un moyen de signaler sa présence et remplace d’une certaine façon les rétroviseurs.

A l’hostel je retrouve Ollie et Sébastien, arrivés 4 jours avant. En allant au restaurant ensembles, je réalise à quel point la nourriture est ici variée et savoureuse, pleine d’épices, de légumes et de lait, tout en étant bon marché.

Le soir, une virée en ville me fait prendre le tuk tuk. Une nouvelle fois, je n’en reviens pas de la circulation, la route semble être un parcours d’obstacles allant dans tous les sens et souvent non éclairés.

Je retrouverais Sébastien pour quelques parties de billard et un petit tour en ville.

29.08.2023 New Delhi : Ce matin, Ollie a besoin d’aller entretenir son reflex, bien encrassé par la poussière qui s’est accumulée au fil de son voyage. On se dirige vers l’ancien Delhi, aussi bien pour s’y balader que pour aller à la rencontre de réparateurs. Des odeurs très différentes nous y accompagnent à chaque rue : épices, parfum de rose, papeteries, fruits, lait, thé…

On s’arrêtera d’ailleurs à de nombreuses reprises goûter à ce qui se trouve autour de nous, il y a tellement à découvrir qu’il faudrait vraiment longtemps avant d’en avoir fait le tour.

On hésite ensuite à visiter le fort rouge (fr.m.wikipedia.org/wiki/Fort_r), bâtiment mongole, nous y renoncerons face au prix pour étrangers.

En regardant les photos que prend Ollie, je me rend compte que je ne prend jamais de portrait. Aujourd’hui je me suis donc plié à l’exercice.

@nabili superbes, surtout celle avec l’homme aux grenades, dont la composition est géniale. J’adore, continue ! (Et merci pour ton récit, je suis accro !)

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@nitot @nabili moi aussi je suis accro aux grenades 😋

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