C’est bizarre d’entendre des gens qui n’avaient jamais parlé climat, et qui n’avaient même pas de comportement particulièrement écolo, dire sérieusement “la crise climatique c’est maintenant”, parce qu’ils viennent d’en subir un effet.

Ils ont tout à fait le droit, je ne vais pas faire du gatekeeping à propos de la lutte pour le climat, on a besoin de toutes les bonnes volontés (et même plus). En revanche c’est très dommage qu’ils ne se soient pas rendus compte du problème plus tôt.

J’espère que ces prises de conscience—qu’on va voir arriver plus souvent à mesure que le rythme des catastrophes s’accélère—vont faire cascade et convaincre bien plus de gens que les scientifiques et militants n’ont pu le faire jusqu’à présent. Que ça amènera de l’empathie pour les victimes, toutes les victimes (les touristes comme les exilé·es climatiques). Que ça convaincra à réfléchir sur le système, et le besoin de le changer radicalement. Et pas le retour au train-train du statu-quo.

En continuant la réflexion : ce que je souhaite, c’est la colère des gens contre les causes de la crise climatique, sans qu’ils aient à souffrir pour comprendre la réalité de celle-ci et atteindre cette colère.

Et puis évidemment l’impression qui a motivée mon premier toot part d’un postulat un peu myope : je ne suis pas dans la tête de ces gens, ni n’ai conscience d’à quel point ils avaient potentiellement déjà compris la réalité de la situation. Ils savent et en parlent peut-être depuis longtemps alors que je ne les en entends parler que maintenant.

Suivre

@joachim à titre personnel je n'y crois plus. On est trop habitué à notre confort pour s'en passer délibérément. La crise climatique va perdurer et s'amplifier jusqu'à ce qu'on arrive à un nouvel équilibre mais je ne sais pas comment on y arrivera (diminution de la population, guerre,...)

Inscrivez-vous pour prendre part à la conversation
techlover

Technology lovers, here we are — (development, digital artwork, science…)